Erdogan, le président, vient de limoger le gouverneur de la banque centrale turque et le ministre des Finances, son propre gendre.
C'est avouer que la situation économique est catastrophique en Turquie : l'inflation est supérieure à 10 % et la monnaie du pays a perdu un tiers de sa valeur cette année.
L'autoritarisme du régime et l'interventionnisme militaire tous azimuts donnent d'Erdogan l'image d'un président tout-puissant. Mais en retirant ses capitaux de Turquie, la grande bourgeoisie internationale contraint le dictateur à manger son chapeau et à réorienter sa politique économique : les taux d'intérêt de la banque centrale devraient augmenter et donc rapporter plus aux capitalistes qui prêteront à l'État turc.