Obligé de changer de discours après l'indignation suscitée par les images des violences policières de la semaine passée et le succès des manifestations contre la loi de Sécurité globale, Darmanin ne désarme pas pour autant. Il se contente de proposer désormais de mieux former les policiers, plus longtemps, et de faire encadrer les jeunes recrues par des officiers plus expérimentés.
Mais le 23 novembre sur la place de la République à Paris, c'est un commissaire divisionnaire qui a été pris en flagrant délit de croche-pied à un homme fuyant les matraques. La brutalité des policiers n'est pas liée à un déficit de formation ou d'encadrement. Leur rôle est de maintenir un ordre injuste, au service des riches, et ils sont dressés pour écraser les pauvres. Quant aux ministres de l'Intérieur successifs, ils sont là pour les couvrir. À faire ce sale métier, ils le font salement.