Au moment où les ventes de billets d'avion reprennent en prévision des fêtes de fin d'année, la compagnie allemande Lufthansa supprime 29 000 d'emplois. Elle avait déjà taillé dans les effectifs de ses filiales au cours de l'automne.
Non contente de se débarrasser d'un quart de ses salariés, elle impose aux autres de renoncer aux primes de vacances et aux augmentations de salaires prévues pour 2021.
Les dirigeants syndicaux de Ver.di ont donné leur accord à cette attaque contre les travailleurs, en s'inclinant devant le chantage patronal, qui menaçait de procéder à des suppressions de postes supplémentaires s'ils ne signaient pas. Le syndicat des pilotes s'incline lui aussi, considérant qu'il faut aider sa direction qui déclare qu'il y a 1 100 pilotes de trop dans la compagnie et propose donc que des baisses de salaire « temporaires » se prolongent jusqu'en 2022.
Les 9 milliards d'euros donnés par les pouvoirs publics allemands à l'entreprise en 2020, c'était en quelque sorte une prime aux suppressions d'emplois.