Jeudi 3 décembre, plusieurs centaines d’aides à domicile se sont rassemblées devant le ministère de la Santé, pour dénoncer les bas salaires et le mépris de leurs employeurs et de l’État à leur égard.
Alors que, pendant le premier confinement, elles ont continué à travailler en première ligne auprès des personnes dépendantes sans qu’on leur fournisse de matériel de protection, le gouvernement les a tenues à l’écart des maigres revalorisations salariales versées aux soignants des hôpitaux et des Ehpad. Leur salaire ne dépassant souvent pas le smic, elles estiment qu’une augmentation de 300 voire 400 euros leur serait nécessaire.
Celles et ceux qui se mobilisent ont compris l’essentiel : c’est dans la lutte collective qu’on cesse d’être invisible et qu’on devient une force.