Le simple fait que, lors de son interview du 4 décembre, Macron ait reconnu du bout des lèvres la réalité des contrôles au faciès et des violences policières a irrité les syndicats de police.
Embarrassé par cette levée de boucliers, Macron s'est empressé d'écrire à ces dirigeants syndicaux leur promettant un « Beauvau de la sécurité » et une augmentation des crédits accordés à la police.
Ainsi la timide réaction de Macron à l'insupportable tabassage d'un Noir à Paris, le 21 novembre, et aux manifestations de protestation contre le racisme et la violence dans la police, se traduira par une augmentation de « l'encadrement et de l'équipement » pour améliorer « les conditions d'exercice » des forces de répression. Un encouragement pour les matraquages et les matraqueurs !