La centrale nucléaire de nouvelle génération EPR d'Olkiluoto, en Finlande, accumule les contretemps, qui dépassent ceux, pourtant multiples, du chantier de Flamanville. Une fin de chantier initialement programmée en 2009 - pour un coût de 3 milliards d'euros - est désormais reportée à début 2022, avec une facture estimée désormais à 10 milliards.
Le retard pris est tel que les installations déjà en place ont vieilli, avant même qu'elles aient produit le moindre kilowatt, et nécessitent des travaux supplémentaires.
Derrière le « fleuron du nucléaire français » d'Areva, ce sont les fonds publics qui épongent les surcoûts. L'État français va donc encore y réinjecter 600 millions d'euros dans les semaines à venir, qui vont gonfler encore plus les profits des géants de l'industrie nucléaire et du BTP.