Lundi 29 mai, les vendeurs de la gare de Perrache ont fait grève toute la journée pour protester contre les suppressions de postes. En effet, malgré la longueur des files d'attente, debout, devant les guichets, la direction de la SNCF veut encore supprimer un tiers du personnel des guichets et du centre "Ligne directe".
A Nice aussi, les vendeurs ont fait grève, pour protester contre la suppression prévue de sept postes de vendeurs dans les Alpes Maritimes.
A Perrache, une cinquantaine d'agents ont envahi la réunion du comité d'établissement et interpellé le directeur de région. Comme il n'a pas voulu revenir sur son projet, les grévistes ont décidé en assemblée de faire grève 55 minutes tous les vendredis.
La SNCF se vante des embauches prévues, en particulier de jeunes de quartiers populaires, mais ce qu'elle ne dit pas, c'est qu'il y aura moins d'embauches que de départs, ce qui veut dire au total moins d'emplois et plus de chômage. Et pour ceux qui ont un travail, des conditions de travail dégradées. Elle essaie de faire passer ses mauvais coups en douce, mais les grévistes sont là pour rappeler ce qui se cache derrière les belles paroles à l'usage des médias.