Comme bien des familles de la très grande bourgeoisie, les Peugeot ne sont pas sur le devant de la scène, laissant ce rôle à des PDG qui ne sont jamais que leurs commis, certes fort bien payés, mais commis quand même. Du fait du départ en retraite inopiné de l'actuel PDG, Folz, les Peugeot se sont retrouvés "en première ligne" comme le titre le journal L'Expansion de ce mois qui leur consacrait plusieurs pages. Le magazine relevait le fait que "l'avenir de 126 000 personnes dans l'hexagone et de plus de 208 000 personnes dans le monde dépend de quelques dizaines de cousins ou apparentés".
Est-il normal que le sort de centaines de milliers de travailleurs dépende d'une poignée d'actionnaires qui peuvent prendre les décisions qu'ils veulent, hors de tout contrôle ? Comment peut-on appeler ce pouvoir autrement que dictature ?