SEB : licenciements en masse et toujours plus de profits

Vosges - Depuis des années, Le groupe SEB, leader du petit électroménager, exige toujours plus de sacrifices de ses salariés sous prétexte qu'il subirait des difficultés de trésorerie face à une concurrence sans pitié.

Il y a six mois, la direction annonçait la fermeture de trois de ses dix usines françaises, avec à la clé la suppression de près de 900 emplois dont la moitié au Syndicat, dans les Vosges. SEB oblige les licenciés à partir avec des primes revues à la baisse, mégote sur les mesures de préretraite, avec toujours ce même argument : le coût du plan social serait «trop élevé».

Ses salariés ont donc été d'autant plus indignés d'apprendre que leur direction venait une fois de plus de procéder au rachat d'une entreprise, cette fois-ci le numéro un chinois (en réalité américain) du matériel de cuisine, l'entreprise Zhejiang Supor Cookware, pour la somme d'environ 280 millions d'euros.

SEB s'est spécialisé dans les très bas salaires pour toucher les aides de l'État sous prétexte de «favoriser l'emploi». C'est «favoriser les profits» qu'il faudrait dire. Au bout du compte, SEB, qui possède aussi maintenant les marques Moulinex, Tefal, Calor, Krups et Rowenta, est un groupe multinational employant 14000 salariés dans le monde, dont 7000 en France, pour un chiffre d'affaires de 2,5 milliards d'euros et des dividendes versés aux actionnaires en hausse de 10%. Ses lamentations sur les salaires français «beaucoup trop élevés» ne peuvent convaincre que les naïfs, la majorité de ses rachats ayant été effectués dans les pays les plus développés du monde, les usines que SEB ferme en France étant d'ailleurs bénéficiaires, de l'aveu même de la direction.


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