La taxe professionnelle, dont Sarkozy a annoncé la suppression, est la principale source de financement des collectivités locales.
C'est un cadeau fait aux entreprises, à leurs patrons et à leurs actionnaires. Et c'est autant dont il prive les communes.
Et contrairement à ce que prétend le gouvernement, l'État ne compensera pas ce qu'il vole ainsi aux collectivités locales.
Alors, en bout de course, c'est la population qui en fera les frais. Et elle le paiera de deux façons : par la diminution de ce que les communes peuvent consacrer à leur budget social et aussi par la hausse des impôts locaux.