Sorti victorieux de la " primaire " qui l'opposait à Lepeltier, le maire de Bourges, pour la désignation de la tête de liste UMP aux élections régionales de 2010, Novelli, le secrétaire d'État et maire UMP de Richelieu (Indre-et-Loire) a réaffirmé lors d'une interview à la Nouvelle-République du 25 mars son credo " libéral ".
Du militant d'extrême-droite qu'il fut dans sa jeunesse au notable assagi, Novelli distingue une ligne continue, un " fil rouge " comme il le nomme par antiphrase : celui de la défense de la liberté d'entreprendre. On le sait, cette liberté-là cache toujours le droit pour le patronat de faire ce que bon lui semble sans rendre aucun compte. A la fin des années 70, ce fil conduisit Novelli à faire du lobbying auprès des parlementaires pour le compte de la Chambre syndicale de la sidérurgie au moment même où les patrons de la sidérurgie préparaient des licenciements massifs. Il l'amène aujourd'hui à ressasser le même credo libéral au moment où le système capitaliste a plongé la société dans une crise catastrophique. Et pendant ce temps, les patrons qui avec Novelli ne veulent surtout pas que l'État se mêle de leurs affaires, tendent la main pour tirer des caisses de ce même État de quoi maintenir leurs profits malgré la crise... C'est beau, d'être libre !