Le gouvernement a fixé à sa police l'objectif d'expulser cette année 27 000 sans-papiers. En outre, 5 500 « aidants » de sans-papiers risquent jusqu'à cinq ans de prison et 30 000 euros d'amende. Pour dénoncer cette chasse à l'homme, ils sont venus hier, à plus de 800, devant le palais de justice à Marseille, se constituer prisonniers. On pouvait lire sur leur banderole : « Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit ».
Personne ne doit être condamné pour délit de solidarité. La loi défendue par Eric Besson, le ministre de l'Immigration, doit être abolie.