Bourges (18)

Père Dodu engraissé par les aides publiques

Voici quelques mois, la société Doux, premier groupe européen d'abattage et de vente de volailles connu par sa marque Père Dodu, a mis sur le pavé près de 650 travailleurs en décidant la fermeture de deux usines au Châtelet dans le Cher et à Locminé dans le Morbihan et la réduction d'activité d'une autre usine en Bretagne.

Or, l'on vient d'apprendre que Doux arrive en tête des sociétés ayant touché des aides dans le cadre de la PAC (Politique Agricole Commune). Entre octobre 2007 et octobre 2008, Doux a reçu près de 63 millions d'euros !

Au moment de licencier, la direction expliquait que c'était impératif pour faire face à la concurrence. Aujourd'hui, elle prétend que les dizaines de millions d'euros qu'elle a reçus ne sont pas une subvention mais une "compensation à l'exportation" pour rester compétitif.

Virer des travailleurs et tendre la sébile pour empocher de l'argent public, la direction de Doux, comme l'ensemble du patronat, n'a rien négligé pour maintenir ses profits.

Le monde du travail a tout intérêt à se montrer aussi déterminés pour faire payer... le patronat. Chez Doux, on le voit, il y avait de quoi financer les augmentations de salaires et d'indemnités de licenciements que la direction refusaient d'accorder l'an dernier.

Les salariés, eux, ne cherchent pas être compétitifs, mais ils ont besoin de pouvoir vivre correctement.


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