Selon l'organisation Terre d'Asile, la situation des demandeurs d'asile en Anjou s'est considérablement dégradée ces derniers mois. En effet, alors que de septembre 2008 à avril 2009 le nombre de personnes à accueillir a doublé, 80 places d'hébergement d'urgence ont été fermées dans le département de Maine-et-Loire !
Aussi les familles et les individus qui arrivent du Darfour, d'Erythrée ou de Tchétchénie, fuyant la guerre et la misère, sont-ils bien souvent contraints de "squatter" des lieux à peine habitables : une gendarmerie désaffectée aux Ponts-de-Cé l'an passé (dont la police les a bien sûr expulsés) ; actuellement un bâtiment rue Lionnaise à Angers (où les pouvoirs publics leur cherchent encore des histoires). C'est que le ministère de l'intérieur a des quotas de reconduites à la frontière à respecter et Sarkozy des électeurs d'extrême droite à flatter...
Mais ni les verrous législatifs, ni la chasse aux "sans-papiers" n'empêcheront jamais les réfugiés d'affluer vers les pays les plus riches de la planète. Ces travailleurs et leurs familles sont des nôtres. Ils ont droit à toute notre solidartité.