Depuis près de 15 jours maintenant, les salariés de Crémonini (restauration sur les TGV) continuent leur grève contre la dégradation de leurs conditions de travail et une baisse de leurs revenus. La direction n'a rien lâché. Elle a poursuivi en justice les grévistes pour fait illégal pendant l'exercice du droit de grève (utilisation de pétards, début de construction d'un mur dans les couloirs des sous- sols par lesquels la direction tente de faire ravitailler les trains).
Crémonini a cependant été débouté et épinglé parce qu'il a cherché à faire faire le travail par d'autres travailleurs. Finalement, il n'y a pas eu de sanctions pour les grévistes.
Les syndicats cherchent à faire porter les revendications des salariés sur une demande de 5% d'augmentation. Mais ce n'est pas là la revendication des grévistes, qui réclament le maintien de leur ancienne rémunération. Actuellement un cinquième de leur salaire saute du fait que les ventes sur les trains baissent (une partie de leur rémunération est liée au niveau des ventes) du fait de l'organisation des ventes décidée par la direction de Crémonini, qui a pris en mars dernier le relai de la société Wagons Lits.