La direction de Rioglass-Prevent, verrrerie située à Bagneaux-sur-Loing, vient d'annoncer 90 licenciements secs sur un total de 289 salariés.
L'usine est passée de repreneur en repreneur et ses effectifs n'ont pas cessé de fondre. Elle comptait 441 salariés quand Thomson l'a revendue à Rioglass en 2005, qui l'a cédée à Prevent fin 2008. A chaque fois les repreneurs ont promis monts et merveilles et ils ont empoché des aides publiques.
La verrerie qui fabrique aujourd'hui des vitres pour l'industrie automobile subit de plein fouet le ralentissement de l'activité économique. Et c'est l'occasion pour le nouveau patron de multiplier les attaques contre les salariés. Trouvant "la masse salariale trop élevée", il a proposé aux salariés de renoncer à la prime de vacances de 1000 euros, ce qu'ils ont refusé. Et maintenant il veut licencier un tiers des travailleurs. Ici comme ailleurs, il faudrait contrôler les comptes réels des entreprises et arrêter de subventionner à perte des patrons qui ne pensent qu'à augmenter leurs profits.