Les travailleurs de la plate-forme d'appels téléphoniques Sitel de Périgny, près de La Rochelle, sont en lutte contre leurs conditions de travail, connues pour leur pénibilité. Ils protestent aussi contre le non-versement d'une prime de vacances de 213 € pourtant prévue dans la convention collective. À la colère s'ajoute l'inquiétude face à la menace de 200 suppressions d'emplois.
La grève a démarré vendredi 10 juillet, suivie par 85% des 674 salariés, action qui s'ajoute à la saisie des prud'hommes. Elle s'est poursuivie le lundi suivant, avec la perspective d'entraîner les travailleurs des autres sites (300 à Malakoff, 500 à Troyes).
Sitel, qui exploite aussi 2000 travailleurs au Maroc et appartient au conglomérat canadien multimilliardaire Onex, a de quoi payer la prime, le maintien des emplois et de meilleures conditions de travail.