Six des sept salariés de Continental dans l'Oise, traînés devant la justice pour avoir refusé d'être jetés à la rue sans rien, ont été condamnés mardi à des peines de prison avec sursis. Cela compliquera à coup sûr leur recherche d'emploi dans cette région très durement touchée par les licenciements.
Ils sont aussi convoqués le 4 novembre, pour répondre des dégâts à la sous-préfecture de Compiègne. Les autorités ont parlé de 30 000 €, puis du double.
L'État tâche ainsi de venger le patron qui avait dû reculer sous la pression des travailleurs de Continental en lutte, et lâcher bien plus d'argent qu'il n'avait prévu en décidant 1 120 licenciements. C'est aussi une manière de menacer les travailleurs qui voudraient se battre avec la même détermination et les mêmes résultats - une façon aussi d'avouer que la lutte des Conti a fait peur au gouvernement.