Chez Freescale, la grève votée le lundi 7 septembre en assemblée générale s'est déroulée sans encombre toute la semaine sur les deux équipes de jours et l'équipe de nuit, où les grévistes sont très largement majoritaires. Elle a été rejointe par les équipes de week-end.
Ceux qui veulent rentrer dans l'usine doivent d'abord garer leur véhicule à l'extérieur, et c'est l'occasion de discussions entre grévistes et non grévistes, dont certains manifestent leur sympathie en versant à la caisse de solidarité. Les grévistes contrôlent également le va et vient des camions, et ce qui rentre ou qui sort du site.
Le comité de grève élu de 30 membres se réunit quotidiennement et discute de l'attitude à avoir à l'entrée, et de nouvelles initiatives pour développer le mouvement.. Il a été décidé d'envoyer une délégation à la manifestation des salariés de l'automobile du 17 septembre à la Bourse de Paris. Et parallèlement, le même jour, les grévistes de Freescale ont appelé à une manifestation à Toulouse, de solidarité contre les licenciements : « Cette manifestation s'adresse à toutes les entreprises (public et privé) ; il s'agit de montrer que ce qui nous arrive peut aussi arriver à tous ».
Cette manifestation a été un succès : 500 à 600 travailleurs se sont retrouvés devant TDF, dont les salariés sont eux aussi en grève contre des licenciements : de nombreux salariés de Molex étaient présents, ainsi que des salariés de Continental ou d'EDF, dont certains de leurs collègues sont menacés de licenciements suite aux commissions de discipline. Et ils ont ainsi tous manifesté jusque devant l'usine Freescale, accueillis par les salariés qui sont restés à l'entrée de l'usine.
Les travailleurs de Freescale ne pourront peut-être pas empêcher le patron de fermer la production de plaquettes, mais il faudra qu'il en paie le prix !