Le personnel de France Telecom est entré en mouvement pour dénoncer la situation sociale catastrophique de l'entreprise qui pousse certains travailleurs à se donner la mort. Le mercredi 23 septembre 2009, le personnel de la Gestion des Ressources Clients de Nîmes (Gard) a interrompu une réunion de la direction pour demander l'embauche de trois CDD en fin de contrat en CDI et le retour chez eux des anciens d'Alès. Suite à leur mobilité forcée depuis deux ans d'Alès vers Nîmes, leur trajet quotidien s'est allongé de deux heures, ils n'en peuvent plus, plusieurs sont en déprime et huit d'entre eux en arrêt maladie.
Des débrayages et des rassemblements ont eu lieu à Montpellier : mardi 29 septembre sur les sites Rabelais et Thémis, mercredi 30 septembre une trentaine ont participé à la prise de service sur le site marché gare et une centaine à midi sur le site Croix d'Argent.
Jeudi 1er octobre, c'est dans toute la France que des débrayages ont eu lieu en hommage à Jean-Pierre Rouanet, qui s'est suicidé dernièrement à Annecy : à Montpellier, il y en a eu 100 participants à Croix d'Argent et 60 au Marché Gare, mais aussi à Béziers et à Perpignan Bacchus.
Mardi 6, un rassemblement d'une centaine de salariés a eu lieu à Montpellier Croix d'Argent, notamment pour préparer la suite. Le lendemain mercredi 7, environ 75 % du personnel des plateformes de Croix d'Argent était en grève. Sur l'ensemble des services de Montpellier, il y a eu au minimum 60 % de grévistes, et c'est à presque 200 que ceux de France Télécom se sont retrouvés à la manifestation interprofessionnelle.
Des embauches massives à France Télécom sont nécessaires pour de bonnes conditions de travail pour tous, et pour un bon service rendu aux abonnés. Une bonne solution serait l'embauche de jeunes, c'est ce qu'exprimait la banderole : « crise à F.T. : une solution Embauche de jeunes ».