En visite au Conseil Général, le préfet d'Indre-et-Loire vient de s'acquitter du service après vente des aides que l'État a accordées aux entreprises tourangelles au nom du plan dit de relance économique et sociale.
Au total, c'est près de 72 millions d'euros qui ont été distribués aux patrons du département sous la forme d'avances, crédits, exonérations, remboursements, délais de paiement et autres montages alambiqués qui camouflent sous un voile pudique les cadeaux bien réels que l'État fait aux patrons. Il paraît que cela aurait permis de sauver 1 157 emplois. Comme si les aides offertes par l'État et les diverses collectivités aux entreprises depuis tant d'années avaient jamais servi à autre chose qu'à sauver la fortune des patrons ! Et comme s'il n'y avait pas eu dans le même temps des milliers de travailleurs victimes du chômage partiel, de ruptures de contrats d'intérim et de plans sociaux...
En comparaison, l'aide de l'État aux personnes défavorisées s'élèverait à 21 millions. Pour être modeste, ce chiffre n'en est pas pour autant garanti... Il prend en compte par exemple la prime de 500 € destinées à certains demandeurs d'emplois. 2500 de ceux-ci auraient ainsi touché 1,25 million. Le hic c'est qu'en septembre, au niveau national, 3283 chômeurs seulement avaient réussi à toucher cette prime ! Alors ils étaient tous d'Indre-et-Loire... ou les chiffres annoncés par le préfet sont bidons dès lors qu'ils concernent les plus démunis ?