Blois (Loir-et-Cher)

les catégories populaires doublement pénalisées

La crise et le désengagement de l'État aidant, la ville de Blois, comme bien d'autres municipalités voit ses finances se dégrader. Les quelques 70 millions de recettes ont tendance à baisser, tandis que les dépenses augmentent. Le 7 octobre, le maire PS, cabinet d'expertise financière à l'appui, démontrait au conseil municipal que pour y faire face, l'augmentation des impôts serait devenue « quasiment incontournable ».

Déjà touchées en tant que travailleurs par le chômage et la baisse des revenus, les catégories populaires vont donc être taxées en tant que contribuables. Elles ne sont pourtant pas responsables de la crise du capitalisme ! Ce ne sont pas elles, mais bien les gouvernants de tous bords, qui ont drainé une part considérable de la richesse nationale vers les entreprises, enrichissant d'autant leurs propriétaires et nourrissant au passage la spéculation.

C'est la transfusion permanente d'argent public aux patrons qui a asséché les caisses de l'État et des collectivités. C'est donc bien dans leurs poches qu'il faudrait prendre de quoi garantir les besoins de la population. Ainsi à Blois, la multinationale Circle Printers doit la bagatelle de 450 millions d'euros. Voilà près d'un an, en contrepartie d'une indemnité dans le cadre d'un plan de revitalisation, ce trust fermait l'imprimerie Québecor qu'il venait d'acheter. Pour seule réponse aux demandes de la municipalité, Circle Printers, numéro 2 du secteur en France et qui vient d'augmenter son capital de 190 millions en septembre, s'est déclarée en cessation de paiement, ce qui l'exonère de verser ce qu'elle doit.

Après avoir servi tous ces margoulins, les politiciens s'avèrent incapables de leur faire rendre ce qu'ils ont volé à la collectivité. Encore un domaine où seule une puissante lutte collective du monde du travail pourra remettre les choses en ordre.


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