Les travailleurs de Freescale ont repris le travail après 5 semaines de grève quasi-totale des secteurs de production, dont la fermeture est annoncée pour fin 2011 (830 emplois concernés).
Ils ont démontré que la lutte est possible, même quand on est le dos au mur. Ils n'ont pas obtenu satisfaction, même s'ils ont fait parler d'eux. Nous savons très bien que c'est une mobilisation générale du monde du travail qui fera reculer patronat et gouvernement, et qui pourra imposer l'interdiction des licenciements. Mais ils ont eu le courage de commencer. Ils ont fait appel à la solidarité des autres travailleurs qui de bien des manières ont manifesté leur sympathie.
Il y aura d'autres Freescale, d'autres Molex, d'autres Continental, etc. jusqu'à la nécessaire lutte d'ensemble. Car les travailleurs n'ont aucun intérêt à se résigner. Et ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et sur leur détermination.
Rien que pour cela, la grève des travailleurs de Freescale est un succès et une victoire contre la résignation, la soumission et le renoncement, qui ne servent que les partisans de ce système capitaliste. Ce n'est qu'un début !