Après avoir renvoyé 130 travailleurs intérimaires qu'elle avait placé chez Dassault, Labinal licencie maintenant un tiers des 45 CDI employés en sous-traitance sur le site de Dassault Mérignac.
Et comme il n'y a pas de petits profits, la direction de Labinal fait l'économie d'un plan social en obligeant les travailleurs à partir un par un, sous la menace de mutations forcées.
Pendant ce temps là, les actionnaires, de Labinal comme ceux de Dassault profitent : ceux de Labinal ont touché 20 millions d'euros de dividendes en 2008. Ceux de Dassault peuvent espérer encore plus, puisque le résultat net entre janvier et juin 2009 s'est établi à 118 millions d'euros.
Renvoyer la sous-traitance, c'est la méthode qu'emploie actuellement Dassault pour maintenir ou augmenter ses profits : la charge de travail de centaines d'employés est reportée sur ceux qui dépendent directement de Dassault. A Mérignac et à Martignas, les 75 employés de 3A, licenciés ou mutés à Toulouse, en ont déjà fait les frais avant l'été.
Les patrons justifient ces licenciements en cascade par la crise. Mais, répartir le travail entre tous en maintenant les salaires en prenant ce qu'il faut sur les profits est pourtant possible. Ce n'est pas la crise qui licencie, mais ce sont les patrons, qui entendent bien continuer à servir des dividendes aux actionnaires !