Le gouvernement se plaît à désigner les salariés qui se soigneraient trop, s'arrêteraient trop en maladie, comme les responsables du déficit de la Sécurité sociale. Mais ce sont les gouvernements dévoués aux intérêts des patrons qui, en exonérant ces derniers d'une part toujours plus importante de leurs cotisations sociales, ont creusé le déficit de la Sécurité sociale. Les milliers de licenciements pratiqués par les patrons, ceux du BTP en particulier, ces derniers mois ont ainsi privé la Sécu de millions d'euros de rentrées financières.
Résultat : en 2010, le déficit de la caisse de Sécurité sociale de la Réunion atteindra 664 millions d'euros, en augmentation de 55 millions par rapport à 2009 !
Avec la loi Girardin, 41 000 des 45 930 entreprises des DOM-TOM, donc 9 sur 10, bénéficient de ces allégements de cotisations sociales patronales.
Ces exonérations ne suffisant pas au patronat, Sarkozy a décidé pour l'an prochain de les exonérer en plus de la taxe professionnelle. A la Réunion, c'est encore 172 millions d'euros qui resteront dans les poches du patronat, mais qui manqueront dans celles des communes ! Ce n'est pas pour autant que les salaires des ouvriers et employés des entreprises concernées seront revus à la hausse. Eux stagnent depuis des années et sont soumis à 100 % aux diverses cotisations sociales.