Porcelaine de Sologne – Lamotte Beuvron (Loir-et-Cher)

A la chasse aux profits, ce sont les travailleurs qui perdent leur place

Il y a un an, les 71 salariés de Porcelaine de Sologne se retrouvaient au chômage suite à la fermeture de leur entreprise. Dans son édition du 10 novembre, la « Nouvelle-République » dresse le bilan de leur situation aujourd'hui.

Quoi que le responsable de la cellule de reclassement estime que « 60% d'entre eux ont trouvé ou sont en passe de trouver des solutions à leur situation », 11 salariés seulement ont retrouvé un contrat à durée indéterminée. Une trentaine d'autres vivent de petits boulots ou suivent une formation sans obligation d'embauche, et 23 n'ont absolument rien.

Pourtant lors de la fermeture, les élus locaux comptaient sur l'installation d'une plateforme logistique pour recréer des emplois. Seulement voilà, le terrain sur lequel devait s'installer Prologis était convoité par un des châtelains locaux, Olivier Dassault, richissime avionneur et député UMP, qui voulait étendre son territoire de chasse. Le préfet demanda au maire de retirer son droit de préemption et exit le projet.

On ne sait pas si, sans l'intervention féodale de Dassault, les 71 travailleurs auraient retrouvé un emploi. Mais il en est un qui a largement les moyens de payer les salaires de ceux qu'il a licencié. Nikolaï Tsvetkov qui possédait et a fermé Porcelaine de Sologne parce que non rentable, est le propriétaire de la banque Lukoï et grand collectionneur de porcelaineries sur tous les continents. Cela n'entamerait même pas sa fortune, la 110° mondiale avec 8 milliards de dollars.


URL: https://ip231.ip-5-135-94.eu/en-regions/centre/breves/article/a-la-chasse-aux-profits-ce-sont