L'année commence bien pour STMicroelectronics qui vient de signer le renouvellement d'une « convention de coopération » avec l'université François Rabelais de Tours. « C'est à un vrai mariage ... auquel on assiste » déclarait le président de l'université. Celui de STMicroelectronics peut être heureux car depuis 1996 que dure cette idylle, les cadeaux n'ont pas cessé de pleuvoir dans la corbeille de la mariée.
Ce sont d'abord des millions de subventions au fil des ans, venant de l'agglomération, du Conseil Général d'Indre-et-Loire, de la Région Centre, de l'Etat et de l'Europe. Ce sont aussi les moyens des laboratoires de recherche publics, notamment des universités de Tours et d'Orléans, du CEA et du CNRS, au travers de pôles de compétitivité principalement financés par la Région. Ils sont à l'origine d'environ 300 brevets dont bénéficie maintenant STMicroelectronics grâce aux « transferts de technologie ». Le trust, un des tous premiers mondiaux en matière de composants électroniques, s'est même permis en 2009 de mettre au chômage partiel, au nom d'une baisse de charge, son service Recherche et développement. Pourquoi se priver quand l'argent public est là pour tout pallier ?