« Cascade de décisions litigieuses ou contraires au bon sens, de négligences, de prescriptions non respectées, d'expertises négligées » (Sarkozy en visite le 16 mars), « beaucoup d'élus municipaux, à qui revient la délivrance des permis de construire, ont trop tendance à privilégier le développement local sur la sécurité physique » (de Villiers), ainsi sont mis en cause des élus de communes sinistrées.
Pourtant, comme l'explique le maire de Charron (Charente-Maritime), il est difficile à un maire de refuser un permis de construire dans une zone déclarée propre à la construction. Et cette classification relève des services de l'État, qui définissent des PPR (plans de prévention des risques naturels prévisibles), tâche elle-même entravée par le démantèlement des DDE.
La chaîne des responsabilités va jusqu'au sommet de l'État : Sarkozy, à la botte de ses amis bétonneurs, ne déclarait-il pas en avril 2009 (discours sur le « grand Paris ») qu'il fallait « rendre constructible les zones inondables », et que « le problème c'est la réglementation » ?