Des prisonniers entassés à trois dans une cellule de 10 m², obligés de faire leurs besoins devant leurs codétenus ; des matelas moisis, des murs et des plafonds qui s'écaillent, rongés par l'humidité, dans un bâtiment insalubre datant de 1864. Des cours de promenade et des douches si dangereux que les détenus les évitent ; des suicides fréquents voire des meurtres : sommes-nous au dix-neuvième siècle ? Non, il s'agit de la prison de Rouen aujourd'hui, à l'heure de la politique du tout répressif menée par Sarkozy. 38 détenus ou ex-détenus ont déposé plainte contre l'administration pénitentiaire pour ce traitement dégradant.