C'est Vinci qui a emporté le marché de la Ligne à Grande Vitesse entre Tours et Bordeaux. Vinci va construire puis exploiter la ligne pendant 50 ans, en faisant payer des péages à la SNCF et à toute société de chemins de fer qui voudrait, dans le cadre de l'ouverture au privé, faire circuler des trains sur la ligne.
C'est la première fois, depuis que l'Etat a nationalisé les compagnies de chemins de fer privées, en 1938, qu'une telle concession est faite à une société privée. Mais si l'exploitation est privatisée, les investissements restent toujours publics : Vinci ne financera que la moitié des 8 milliards nécessaires, le reste étant à la charge de l'Etat, de Réseau Ferré de France et des collectivités locales.
Une bonne affaire pour Vinci, saluée par la Bourse, où ses actions sont à la hausse. Des profits privés que les usagers et contribuables paieront d'une manière ou d'une autre.