Les ouvriers de Von Roll à Delle, ex-UDD, en sont à leur deuxième semaine de grève et de blocage de l'usine. Ils revendiquent 70 euros d'augmentation de salaire.
Pendant que Von Roll conduisait un plan "social" qui a abouti à vingt suppressions d'emploi à Delle en 2009, la direction a versé presque le double de dividendes aux actionnaires : 26 millions en 2009 contre 16 millions d'euros en 2008. Et pour les ouvriers : rien ! Ils se lèvent à trois heures du matin pour 1 300 euros par mois, et leur salaire ne suit pas l'évolution du coût de la vie. Le PDG, lui, a été augmenté cette année de 300 000 euros, son salaire annuel atteignant 1,8 millions.
Pour l'instant, la seule réponse de la direction a été d'attenter une action en justice contre l'occupation de l'usine et un refus catégorique de discuter des salaires, en arguant qu'il faudrait augmenter aussi les 3000 salariés du groupe en Europe. Eh bien oui, ce sont tous les salaires qui sont à la traîne.
La voracité de ces grands patrons est sans limite, sauf à être freinée par la lutte de ceux qui suent leurs profits.