Continental a annoncé un plan dit « de productivité et de pérennité » (en abrégé « PP »), appelé maintenant « Plan de maintien de l'emploi », qui vise à faire baisser la masse salariale de ... 8 %.
L'argument est que si les sites de Midi-Pyrénées veulent continuer à exister, ils doivent se montrer compétitifs par rapport aux autres sites du groupe, et donc faire des économies sur le « coût du travail ». Moyennant quoi le groupe s'engagerait à maintenir la charge de travail et l'emploi jusqu'en... 2014. Bref, un chantage pur et simple à l'emploi.
Ce plan comprend à l'heure actuelle et pour l'essentiel le blocage des salaires, la diminution de diverses primes, la division par deux de l'intéressement et la suppression de 2 jours de RTT.
Trois assemblées générales du personnel ont été organisées par les syndicats CGT et CFDT, regroupant à Toulouse environ 500 travailleurs à chaque fois, et à Foix et Boussens environ 200 et 100. Les deux syndicats y ont annoncé leur intention de s'opposer à l'accord.
Les salariés y ont discuté du rackett pur et simple que représente ce plan, alors que l'entreprise a fait et continue de faire de somptueux bénéfices (38 millions d'euros en 2009, et plus de 50 annoncés pour 2010), sans parler de ceux du groupe (1,2 milliard d'euros). L'écrasante majorité des présents était convaincue qu'il n'y a rien à lâcher.
Lors de la dernière AG du mardi 6 juillet à Toulouse, ils l'ont fait savoir à la presse en tenant une conférence de presse devant l'usine. Bien des travailleurs s'y sont exprimés contre le plan.
La direction a annoncé son intention de consulter le personnel en septembre. Mais les salariés semblent décidés à ne pas s'en laisser conter.