Patrick Pelata, le directeur général du groupe Renault, était en visite à l'usine Renault de Douai le samedi 25 septembre. Il était venu faire quelques annonces, toutes du même bois : il faut faire des économies, a-t-il dit. Pourquoi ? Pour augmenter les profits bien sûr, mais il ne l'a pas dit !
Son idée, c'est d'économiser 4 500 € sur le coût de production de chaque véhicule. Et il a déjà fait ses calculs : 2 500 € de moins chez les sous-traitants de Renault et 2 000 € de moins sur l'usine de Douai. Comment ? en supprimant du personnel, en accélérant les cadences et la flexibilité et en réduisant les primes et les salaires, bien sûr.
Or, les sous-traitants, comme Faurecia ou Vistéon ont déjà licencié des centaines de travailleurs, et les conditions de travail de ceux qui restent sont devenues intolérables.
Quant à l'usine de Douai, les débrayages se multiplient contre le manque d'effectifs. Ainsi, le lundi suivant la visite de Pelata, deux débrayages avaient lieu sur les chaînes de production pour cette raison là !