En 2005, 14 postiers de l'ancien centre de tri de Bègles, militants syndicaux, ont été durement sanctionnés par La Poste (licenciement, mutations, suspensions de service sans solde) suite à un conflit social contre des suppressions d'emplois. 13 d'entre eux sont assignés le vendredi 5 novembre devant le Tribunal Correctionnel de Bordeaux, un des leurs étant malheureusement décédé en 2009.
Ils agissaient avec l'ensemble du personnel contre des suppressions d'emplois sur leur lieu de travail. La Poste a joué le pourrissement provoquant ainsi l'exaspération du personnel. Et à la première occasion, elle a demandé que le GIPN intervienne alors que les postiers voulaient que la direction écoute leurs revendications.
En fait, La Poste a trouvé dans ces évènements l'occasion de décapiter des équipes de militants qui avaient le soutien actif de dizaines de travailleurs, et de faire un exemple, une démonstration de ce qu'il en coûte aux travailleurs de s'opposer à sa politique de rentabilisation et de suppression massive d'emplois.
Aujourd'hui, La Poste s'acharne au pénal. Elle veut, en obtenant une condamnation des 13 par la justice, couvrir et justifier la brutalité dont elle a fait preuve et les sales méthodes qu'elle a utilisées. Quitte à imposer aux 13 une peine supplémentaire, voire leur révocation de leur statut de fonctionnaire selon la décision du tribunal. Il faut donc soutenir nos camarades le 5 novembre.
Lutte Ouvrière appelle ainsi à signer la pétition de soutien aux 14 initiée par la CGT et SUD (que l'on peut trouver sur internet à l'adresse http://relaxepostiers.rezisti.org ) et à participer massivement au rassemblement devant le tribunal de Bordeaux le 5 novembre pour accompagner nos camarades à partir de 8h30.