Suite à l'agression au couteau dans l'enceinte du Lycée professionnel Savary de Wattrelos d'un élève par un ancien élève, le mercredi 10 novembre, la presse a titré sur la violence à l'école. Mais si cette violence, à l'école comme ailleurs, se généralise, c'est que le chômage explose, que la pauvreté s'aggrave, avec tous les ravages qui en résultent.
En supprimant des postes d'enseignant ou d'assistants d'éducation par dizaines de milliers depuis des années, en recourant de plus en plus à des contractuels, précaires et mal payés, déplacés au grès des trous à combler, l'enseignement devient de plus en plus difficile, pour les professeurs ainsi que pour l'ensemble du personnel scolaire et pour les élèves aussi bien sûr.
La seule préoccupation du gouvernement et de son administration comme la Recteure de l'académie, c'est de faire des économies en taillant dans les services publics pour dégager les milliards distribués aux actionnaires des banques et des grandes entreprises. La conséquence : une dégradation de l'enseignement et de la vie des adultes comme des jeunes, dans un établissement scolaire.
La seule solution : s'organiser et peser par les grèves et les manifestations pour imposer des embauches massives dans toute la fonction publique.