Les licenciés de l'entreprise Raguet de Bogny-sur-Meuse dans les Ardennes, une entreprise de la métallurgie spécialisée dans l'usinage, l'outillage et la soudure, refusent de partir avec les seules indemnités légales de licenciement. Celles-ci ne représentent, pour certains, que deux à trois mois de salaire.
Cinquante-huit d'entre eux se sont groupés en association. Ils réclament entre autres mesures une prime de 30 000 € par licencié, le financement de la mutuelle d'entreprise jusqu'à obtention d'un CDI.
Forgex, le repreneur qui a racheté l'entreprise pour 300 000 € a mis la main sur un stock évalué à 3,5 millions d'euros. Il a par ailleurs touché 2 000 € par salarié repris et est exonéré de charges pour sept ans. Mais tout en empochant ces cadeaux, il a licencié 61 travailleurs qui n'acceptaient pas la baisse de leur salaire.
Que le nouveau patron fasse main basse sur l'argent public et le travail des anciens, voilà qui ne passe pas auprès des travailleurs. Il est donc bien normal qu'ils refusent d'être des laissés pour compte et réclament une part des richesses qu'ils ont eux-mêmes produites.