Ingersoll Rand est une entreprise industrielle de Sin-le-Noble, près de Douai. 70 travailleurs y fabriquent du matériel pour des plate-formes pétrolières pour le compte d'une multinationale américaine dont la maison mère est à Seattle aux Etats-Unis.
La direction du groupe a annoncé son intention de fermer l'entreprise en mai 2011 et de ramener la production à Seattle. L'entreprise fait pourtant des profits et les carnets de commande sont pleins. Mais telle est la décision des actionnaires qui jonglent avec les usines en se moquant bien de l'emploi et de la vie des travailleurs.
Tout en annonçant la fermeture, la direction d'Ingersoll Rand attend des travailleurs qu'ils continuent d'honorer les commandes et se refuse à transmettre l'usine à un repreneur pour ne pas favoriser un concurrent. Elle refuse aussi de discuter d'un plan social et d'indemnisation du personnel.
Les travailleurs d'Ingersoll Rand ont décidé de bloquer les expéditions, et ils ont bien raison. Ils refusent la fermeture et réclament 80 000 € d'indemnisation en plus des indemnités de licenciement. Les actionnaires du groupe ont accumulé les profits depuis des années. Ces profits viennent de l'exploitation des travailleurs. Alors, ce serait justice qu'ils servent enfin à satisfaire leurs revendications.