Une soixantaine d'enseignants ont fait grève le mardi 4 janvier pour protester contre la non-ouverture d'une section de baccalauréat professionnel sanitaire et social. Toute la matinée, ils ont tenu un piquet de grève devant l'établissement afin de dénoncer non seulement les suppressions de postes qui risquent d'en découler mais surtout les conséquences pour les élèves qui aujourd'hui n'auront d'autre choix que d'aller dans un établissement d'une autre ville ou de payer une scolarisation dans l'établissement privé voisin de l'établissement public.
Il est choquant que l'établissement privé ait obtenu cette ouverture de section alors qu'elle était refusée au lycée Oehmichen. Cette politique vise en fait à privilégier l'enseignement privé par une rallonge budgétaire décidée au Sénat le mois dernier. Avec les 16 000 suppressions de postes prévues pour la rentrée prochaine, ce refus d'ouverture est une illustration de la politique du gouvernement qui va à l'encontre de l'intérêt des élèves.