Les anciens salariés d'Artis restent en butte au mépris et à la rapacité d'AGS, l'association patronale chargée de couvrir financièrement les charges des entreprises en cas de litige avec les salariés, de redressement ou de liquidation judicaire,notamment dans le versement des indemnités de licenciement.
AGS réclame aujourd'hui une partie des indemnités que la Cour d'appel de Reims a jugées trop perçues par les 60 travailleurs licenciés en 2002. Alors que la majorité d'entre eux n'a pas retrouvé d'emploi et vit dans une situation de plus en plus précaire, elle ose leur réclamer des intérêts exorbitants et les frais d'huissiers.
Quand on pense aux nombreuses subventions versées aux entreprises qui licencient sans que leur soit demandé le moindre remboursement, on ne peut que partager la colère de ces travailleurs.