Mercredi dernier, les Négociations annuelles obligatoires (NAO) ont mis le feu aux poudres. La direction n'avait proposé qu'une augmentation dérisoire de 2% alors que les syndicats en réclamaient 5%. Les salariés ont immédiatement débrayé et en moins de 24h ont obtenu une augmentation de 3 %, ainsi qu'une prime de 700 €.
En pleine crise, cet équipementier automobile a déclaré un bénéfice de 233 millions d'euros au premier trimestre de 2010, ce qui ne l'empêche pas de prévoir des centaines de licenciements dans les différents sites de production en France à l'horizon 2013.
Que la direction de Vistéon ait cédé ne peut que conforter les travailleurs de l'entreprise, et peut-être même du groupe, à exiger ce qui leur est du.