Mardi 2 août, les travailleurs du Samu Social (le 115) de la région se sont mis en grève pour dénoncer le manque de moyens de leur service. Chaque jour, ils doivent refuser un hébergement d'urgence à 120 personnes (dont une quinzaine d'enfants) faute de place sur l'agglomération bordelaise. Sur la région Aquitaine, ce sont 500 personnes qui dorment ainsi dehors faute de places en nombre suffisant . Et ces chiffres, qui ont doublé par rapport à l'année dernière, ne comptent que ceux qui ne sont pas encore découragés par l'interminable attente au standard téléphonique et la très grande probabilité de s'entendre dire qu'il n'y a plus de place.
Selon les associations, il en coûterait aux pouvoirs publics 15 000 euros par place d'urgence, par an. Soit pour 500 places, 7.5 millions d'euros, ce qui ne représente environ que 0.5% du budget de la région.
Une telle somme, ce n'est pas grand chose, en comparaison des dizaines de millions d'euros versées au niveau régional en subventions au patronat. Mais en Aquitaine comme ailleurs la santé des profits patronaux passe avant tout.