A Ingrandes, les patrons du groupe Montupet, qui possèdent la fonderie Alu et où travaillent 474 salariés, ont annoncé, à la veille des vacances fin juillet, un plan dit de « compétitivité » applicable en septembre.
Avec l'arrogance et la morgue qui leur siéent, ils veulent ainsi imposer une baisse de 15% des salaires, l'abandon de la grille salariale et les 35 heures par semaine... payées 35 (le cumul de ces mesures se traduirait pas des pertes de plusieurs centaines d'euros sur des salaires d'ouvriers) ! Les techniciens et agents de maîtrise ne sont pas épargnés et verraient la suppression de 14 jours de RTT, le blocage des salaires durant trois années ainsi que la suppression de postes.
Alors que le groupe Montupet a vu son chiffre d'affaires croître de 84% en 2010, les actionnaires entendent s'engraisser davantage en attaquant les salaires déjà bien insuffisants des travailleurs. La pression qu'ils exercent sur les ouvriers depuis des mois, via l'encadrement, par un flicage incessant, des convocations, des sanctions, témoigne de la guerre sociale menée par ces parasites.
Des débrayages et une journée de grève ont déjà marqué la réaction de colère des travailleurs à l'annonce de ce plan. C'est bien un rapport de forces qu'il faut construire, par la grève, et les travailleurs, collectivement, au sein des Fonderies du Poitou et en s'adressant aux travailleurs d'autres entreprises du châtelleraudais, ont la force de faire reculer leurs patrons.