Des actions quasi-quotidiennes ont lieu à La Rochelle contre de récentes expulsions. Le jour de la rentrée, des manifestants ont placé symboliquement deux chaises vides devant l'école qui devait accueillir les enfants de Muharem Saciraj. Depuis l'expulsion de ce sans-papiers rom fin août, sa femme enceinte de 6 mois se terre avec ses enfants, qui sont donc déscolarisés, pour leur épargner le sort de leur père.
Mercredi 7, un rassemblement organisé devant le festival du film TV dénonçait aussi l'arrestation et la rétention d'un étudiant angolais de La Rochelle, Luc Mbani, coupable d'avoir échoué à ses examens et arrêté dans sa résidence universitaire le 5 septembre. Depuis, un vice de procédure a permis de le faire libérer mais sa situation n'est pas réglée, et la mobilisation continue pour dénoncer la politique inhumaine du gouvernement. Une politique xénophobe qui vise à détourner la colère des classes populaires en stigmatisant les immigrés.