Deux élèves d'un collège public de Saint-Herblain, près de Nantes, se
sont vu retirer leurs livres scolaires du fait d'une dette de cantine,
s'élevant à une vingtaine d'euros. L'école serait donc obligatoire, mais
pas les manuels, selon l'administration.
Sans doute le pilonnage médiatique sur la dette de l'État qu'on veut
nous faire payer est-il pour quelque chose dans l'inconscient collectif
de nos administratifs. Ce n'en est pas moins humiliant pour les enfants et
inadmissible pour leur scolarité.
Mais si l'on appliquait le même style de mesure aux capitalistes et aux
banquiers qui ont creusé, et qui creusent, l'actuelle dette de l'Etat, ce
ne sont pas seulement leurs bouquins qu'il faudrait saisir, mais leurs
résidences, leurs œuvres d'art etc ... et leurs frais de bouche dont on
se doute qu'ils se montent à plus de 20€.