Nantes (Loire-Atlantique)

Quand l'hôpital rend malade

Un rapport sur l'état de santé du personnel du CHU de Nantes vient de paraître. Rédigé par les praticiens du service de médecine du travail de l'établissement, il est accablant : " Les signes de souffrance observés chez le personnel ne cessent d'augmenter, tous grades confondus, et notamment au niveau de l'encadrement, ce qui est un phénomène plus récent ".

En 2007 le CHU de Nantes était en déficit de près de 33 millions d'euros. L'ARS (Agence Régionale de Santé) a sommé la direction du CHU de réduire ce déficit. Ce qu'elle a réalisé sur le dos du personnel. Le nombre d'actes médicaux a augmenté tandis qu'on supprimait des centaines d'emploi. Cela s'est traduit par une très forte dégradation des conditions de travail dont on mesure les conséquences aujourd'hui.

Dans le même temps le CHU de Nantes a eu recours, comme l'ensemble des hôpitaux, à des emprunts auprès de banques privées depuis que l'État a décidé qu'il cessait de prêter à taux réduit aux établissements hospitaliers.

Il s'avère que ces emprunts étaient du type "toxiques" (autrement dit avec des taux d'intérêts qui sont devenus usuraires avec le temps) et que le surcoût s'élève aujourd'hui pour le CHU de NANTES à 16% soit plus de 17 millions d'euros !

Bref, les économies sur le dos du personnel et des patients auront permis d'arroser quelques spéculateurs de plus.


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