Mardi 14 février, les salariés et ex-salariés de Duopôle étaient rassemblés devant le Tribunal de Commerce qui statuait sur la procédure de redressement judiciaire de l'entreprise.
Duopôle est ce qui reste de l'entreprise La Brosse et Dupont, qui a compté jusqu'à 600 salariés et fut un leader de la fabrication de brosses à dents, avant d'être achetée par le groupe de luxe LVMH, celui de Bernard Arnault. Celui-ci l'a revendu en 2006 à un repreneur qui s'est révélé être un liquidateur.
Celui-ci a déposé le bilan à la fin de l'année 2011, a licencié 60 personnes et en a gardé 72. Pour solde de tout compte, les 60 licenciés n'ont même pas touché le strict minimum puisqu'il leur manque 30% de leur treizième mois et une semaine de paye, qu'ils n'arrivent pas à se faire régler.
Quant aux 72 encore en activité, ils ne savent pas si l'entreprise ne va pas fermer d'ici le mois d'avril, date de la nouvelle échéance judiciaire. En attendant, leur patron les berce de belles paroles, assurant que l'entreprise a fait des bénéfices au mois de janvier, et est dans ses objectifs en février, ce qu'il a obtenu, entre autres, en ne payant pas les charges sociales...
Pour un cas comme Lejaby où Bernard Arnault est intervenu par le biais de LVMH, plus pour défendre l'emploi de son ami Sarkozy que celui des ouvrières menacées de licenciements, de combien de situations à la Duopôle est responsable le groupe LVMH ?