Lundi dernier, les syndicats des sites de Bessines et de la Souterraine de l'équipementier Altia appelaient à un débrayage pour protester contre la répartition des bénéfices des usines de la région pour combler les déficits d'autres unités du groupe.
L'inquiétude des travailleurs est légitime. Ils savent que les patrons empochent les aides des pouvoirs publics ( en ce qui concerne Altia, plusieurs centaines de milliers d'euros de la région au moment du rachat de Sonas, 1,25 million de l'Etat plus récemment), font de promesses qu'ils ne tiendront pas et n'hésitent pas à trafiquer leurs comptes pour mettre en difficulté un secteur pour en renflouer un autre au gré des bénéfices qu'ils espèrent réaliser.
Altia n'est pas en difficulté. Son chiffre d'affaires est passé de 120 millions d'euros en 2008 à 240 millions d'euros en 2011, soit une augmentation de 200 %. Il est soutenu par le fonds d'investissement des équipementiers automobiles détenu par Renault et Peugeot Citroën.
Il est nécessaire que les travailleurs, tous ensemble, ceux de Bessines comme ceux des autres sites demandent des comptes et puissent contrôler où passe l'argent, et on verrait bien que les bénéfices du groupe d'Altia sont suffisants pour payer correctement tous les salariés et maintenir tous les emplois, ici et dans toutes les autres usines !