Comme annonce de sa décision de fermer l'usine de Saint Junien et de licencier 133 travailleurs, la direction d'Albany France a fait cadenasser les machines et a demandé à la direction de prendre la fuite !
Ces patrons sont coutumiers de méthodes ignobles. En 2009, ils ont été aussi brutaux à Ribérac (Dordogne) quand ils ont annoncé la fermeture de l'usine et 88 licenciements. A Sélestat, où l'usine de St Junien doit être transférée, le chômage partiel sert de variable d'ajustement de la production depuis 2009, avec des périodes où les travailleurs ne savaient pas quand ils allaient finir la journée, s'ils allaient travailler 6 ou même 4 heures seulement.
Aujourd'hui c'est le transfert vers Sélestat qui justifie les licenciements. En 2003, c'était l'inverse : 25 % de l'activité de Sélestat était transférée à St Junien avec 75 licenciements à la clé !
Les travailleurs de St Junien ont bien raison d'occuper l'usine et de demander des comptes. Pourquoi ne pas prendre sur les 1,8 milliards d'euros de bénéfices du groupe - Albany International - pour assurer un emploi et un salaire à tous ?
Une chose est sûre : les travailleurs n'ont pas de raison de payer : ils doivent exiger l'interdiction des licenciements !