Communiqué de Sandra Torremocha :  N'acceptons pas la dégradation... des salaires et des conditions de vie !

Après la dégradation de la note de la France par l'agence Standard & Poor's, le gouvernement a affirmé qu'il ne se fera pas dicter sa politique par les marchés financiers. C'est pourtant bien ce qu'il fait. Derrière cette expression trompeuse de "marchés financiers", il n'y a rien d'autre que de grandes banques qui dictent leurs conditions pour prêter aux États, avec pour ligne de conduite le profit qu'elles en retirent et les taux d'intérêt, parfois usuraires, qu'elles imposent. Les agences de notation ne sont que des indicateurs et n'ont que le pouvoir que les gouvernements et les financiers leur reconnaissent. La dette des États a été accumulée par les gouvernements à force de cadeaux en tout genre faits aux capitalistes et aux financiers, les mêmes qui exigent maintenant le remboursement de cette dette avec les intérêts et qui veulent pour cela que les États adoptent des plans d'austérité. Sarkozy et son gouvernement vont maintenant prendre prétexte de cette dégradation de la note pour continuer dans la même voie et aggraver encore le sort du monde du travail.

Et on a tout lieu de craindre que François Hollande se serve du même prétexte. Lors de son déplacement aux Antilles, il a déclaré « que tout ne serait pas possible ». Une façon de prévenir que s'il prend la place de Sarkozy, il demandera aux classes populaires de se serrer la ceinture... pour payer la dette.

Mais cette dette, ce ne sont pas les classes populaires qui l'ont creusée. Elles n'en ont pas vu la couleur. Les banquiers et les industriels en ont été les seuls bénéficiaires : à eux, donc, de la rembourser !

Sandra TORREMOCHA

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