"Pertes" de PSA : un jeu d'écriture qui prépare des profits futurs

Après ArcelorMittal qui a annoncé des pertes importantes, c'est au tour de PSA d'afficher un perte de 5 milliards. Bien pratique pour faire croire que PSA ne peut faire autrement que de fermer des usines et licencier. Sauf que l'essentiel de ces pertes - 4,7 milliards - est un jeu d'écritures comptables qui, selon le directeur financier de PSA, permettront de repartir sur des « bases saines ». Et il ajoute qu'elles sont « réversibles, c'est-à-dire que si les perspectives économiques venaient à s'améliorer, nous passerions une écriture comptable inverse ».

Bref, tout cela n'est qu'un tripatouillage de chiffres... auquel il faut ajouter les 300 millions prévus pour fermer Aulnay-sous-Bois et "restructurer", comme ils disent, c'est-à-dire supprimer 11 200 emplois. D'ailleurs, fin 2012, PSA disposait de 10,6 milliards de "sécurité financière", en hausse de 1,3 milliard en un an, et affirmait dans son communiqué que "la structure financière des sociétés industrielles et commerciales est solide".

Quoi qu'ils en disent pour justifier les plans de suppressions d'emplois, le groupe PSA n'est pas sur la paille. Alors, si la direction jongle avec les milliards du groupe, il ne faut plus la laisser jongler avec l'emploi des travailleurs de Peugeot-Citroën !


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